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Lorsque Rollon devint le premier Duc de Normandie en 911, aurait-on
imaginé que dix siècles plus tard, une deuxième
vague nordique envahirait cette fois-ci les écrans de Rouen,
capitale de la Normandie.
La Cathédrale qui célébra naguère le
baptême de l'envahisseur abrite maintenant sur son parvis
l'espace-information du Festival.
Rouen se devait d'être la " terre d'accueil " du
Festival du Cinéma Nordique qui enregistra dix mille entrées
dès sa création en 1988. Les éditions suivantes
progressaient régulièrement et les spectateurs se
situent maintenant aux alentours de 35 000. La preuve est faite
que la fibre normande vibre toujours pour ces films venus des terres
ancestrales. L'engouement de cette première année
n'était pas un feu de paille.
Le Festival a trouvé sa raison d'être, véritable
référence pour les " amoureux " d'un Nord,
que l'on découvre au-delà de son austérité
légendaire. La nouvelle génération prouve chaque
année, qu'après Bergman, Dreyer et d'autres, la relève
est assurée.
La France offre une chance inouie à la plupart des cinématographies
mondiales en les présentant dans de nombreux festivals. La
réalité économique les rejette parfois aux
derniers rangs du box-office de la distribution. Parce que certains
films monopolisent les écrans avec des centaines de copies
par semaine, il est difficile pour ces cinématographies de
trouver leur place. Le Festival de Rouen est là pour les
accueillir. Les professionnels nordiques sont aussi particulièrement
sensibles à la réaction du public français,
à leurs yeux un des plus " difficiles ".
André Delvaux, invité d'honneur animera une "
leçon de cinéma " à l'Hôtel de Région,
comme Harriet Andersson et Paul Verhoeven les années précédentes.
C'est ainsi une ouverture vers les cinématographies de Belgique.
Merci à nos partenaires institutionnels et privés,
français et nordiques, pour leur fidèle soutien."
Jean-Michel Mongrédien
Délégué du Festival

Jean-Michel
Mongrédien, Délégué du Festival
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