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54ème
édition du Festival de Cannes 2001
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L'EFFERVESCENCE
CANNOISE

Après
12 jours passés à courir de salle en salle et à
traquer les stars au cur du plus prestigieux festival de cinéma,
prenons un peu de recul et faisons un bilan bien mérité.
Aux
yeux du néophyte, le Festival de Cannes est de prime abord
impressionnant
bouillonnant
éblouissant
vibrant...frénétique.
Dès l'arrivée sur la "planète Cannes",
on se trouve d'un seul coup happé par la fourmilière
cannoise et projeté de l'autre côté du miroir,
comme à l'intérieur d'un film. C'est aussi l'étrange
sensation de se trouver en plein cur de l'événement
et en même temps de n'avoir aucune prise sur lui. Des salles
de ciné aux quatre coins de la ville, des films par centaine,
des stars aperçues furtivement, des files d'attente de 2
heures minimum pour voir un film et pour les plus fanatiques des
attentes de plus de 6 heures pour assister, aux premières
loges, à la fameuse montée des marches. Bref, la folie
! Mais après quelques jours de rodage, on parvient peu à
peu à assimiler les ficelles du système et à
y trouver son bonheur. Cannes, la Mecque du cinéma, la ville
star par excellence, est à la hauteur de sa démesure.

On
se rend surtout vite compte que Cannes est avant tout le repère
incontournable des férus de la photographie, à l'affût
de la moindre star. Mais attention, les attentes sont longues pour
réussir à capturer un moment de la vie de ces étoiles
filantes. Cette année encore, une pléiade d'acteurs
et d'actrices a déferlé sur La Croisette. Parmi elles:
Nicole Kidman, Ewan McGregor, Liv Tyler, Uma Thurman, Ethan Hawke,
Sean Penn, Mike Myers, Jane Birkin, Bridget Fonda, Emmanuelle Béart,
Jean-Luc Godard, Don Johnson, Chiara Mastroinani, Lou Doillon, Jennifer
Jason Leigh, Gérard Depardieu et Carole Bouquet, Faye Dunaway,
les surs Arquette, Grace Jones, Naomi Campbell, Jodie Foster,
Stephen Baldwin, et les belles de l'Oréal: Andie McDowell,
Virginie Ledoyen, Laetitia Casta et Milla Jovovich. Ainsi, une bonne
centaine de célébrités ont foulé le
tapis rouge du Palais des Festivals, encensées et adulées
par un public chauffé à blanc.

Tout
le monde s'est entendu pour le dire, ce 54e Festival du Film
fut un excellent cru. Entre détente et professionnalisme,
Cannes aurait enfin retrouvé son esprit, son identité
et sa magie d'antan. Que ce soient La Sélection Officielle
ou les sections parallèles: Un Certain Regard,
La Quinzaine des Réalisateurs et La Semaine
de la Critique, toutes ont proposé un bon brassage
culturel de films, pas tous bons il est vrai, mais la diversité
était bien de mise. Entre les productions italiennes,
portugaises, grecques, américaines, chiliennes, japonaises,
chinoises et françaises, Cannes porte bien son titre
de vitrine du cinéma mondial.
Seule ombre
à noter au tableau, la présence de plus en plus envahissante
de la télévision. Les animateurs du petit écran
ont presque volé la vedette aux grands noms du cinéma.
Les Robin des bois, Mademoiselle Agnès, Edouard Baer ou encore
Axelle Laffont, la miss météo de Canal +, ont été
plus acclamés que des acteurs confirmés comme Billy
Bob Thornton, Dolph Lungren, Patricia Arquette ou Stephen Baldwin.
Même constat pour David, Delphine et Aziz, les trois évadés
de "Loft Story", qui ont provoqué un véritable
raz-de-marée sur La Croisette. C'est le monde à l'envers
!

Cannes
est également synonyme de soirées branchées
au rythme des platines de DJ en vogue. La plage Orange, prolongement
du Carlton, a organisé des rencontres originales entre
de jeunes talents créatifs et de célèbres
groupes comme les Daft Punk ou Les Négresses Vertes.
Les nuits furent courtes mais enivrantes pour les fêtards
invétérés !
Cannes
c'est enfin tous les petits à-côtés croustillants:
l'extravagance des styles, le luxe, l'agitation, les situations
cocasses, les caprices de star, le glamour, les photographes armés
jusqu'aux dents, les Ferrari rouge vif placées bien en évidence
à l'entrée des palaces, les petits tuyaux de dernière
minute, les instants volés, les anecdotes des cinéphiles
passionnés, les trocs d'invitations, les auto-promo (à
l'image de cette fille qui crie à qui veut l'entendre son
désir d'être comédienne), les producteurs munis
de cigares démesurés, le verre d'eau payé 32
francs à la terrasse des grands hôtels, les chaînes
de TV à tous les coins de rues, l'élégance,
les cocktails guindés, les défilés bruyants
d'Harley Davidson, les soirées VIP auxquelles tout le monde
souhaite participer mais où personne ne rentre et, bien sûr,
les éternelles nuits blanches
De quoi vous faire perdre
la tête !
Elisa
GOUVENEL
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