Sélection Cinéma Mai 2001

 
FILMS D'AVRIL 2001 | FILMS DE JUIN 2001 | LES SALLES DE CINEMA | ACTUALITES CINEMA

Agenda des sorties
   
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2 mai 2001
American Girls de Peyton Reed
Le soleil au dessus des nuages d'Eric Le Roch
Manipulations de Rod Lurie
Sale môme de John Turtleltaub
Highlander IV EndGame de Douglas Aarniokoski
9 mai 2001
La chevauchée avec le diable de Ang Lee
Le masque de l'araignée de Lee Tamahori
16 mai 2001
Les âmes fortes de Raoul Ruiz
La chambre du fils de Nanni Moretti
Insomnies de Michael Walker
Eloge de l'amour de Jean-Luc Godard
Roberto Succo de Cédric Kahn
23 mai 2001
Le retour de La Momie de Stephen Sommers
The Anniversary Party de Jennifer Jason Leigh
Carrément à l'Ouest de Jacques Doillon
Kaïro de Jacques Doillon
30 mai 2001
Le tailleur de Panama de John Boorman
Un aller simple de Laurent Heynemann
 
SELECTION CINEMA

Manipulations

Le 2 mai 2001 sur les écrans

Manipulations
De Rod Lurie.
Avec Gary Oldman, Joan Allen, Jeff Bridges,…
2h06

star

Pour remplacer son vice-président récemment décédé, le Président des Etats-Unis Jackson Evans choisit le sénateur Laine Hanson, fille de parlementaire. Ce choix déplait fortement au sénateur Shelly Runyon, chargé de la commission visant à appuyer ou non cette décision. Runyon déniche une affaire compromettante dans le passé de Hanson et l'étale bientôt aux yeux de tous, pour la discréditer...

Notre avis :
Un film politique bien interprété avec des dialogues travaillés et brillants: comme à son habitude Gary Oldman le caméléon surprend par la capacité à se métamorphoser et incarner des personnages importants. Jeff Bridges, en Président , est fort en gueule mais assez agaçant au final. Quant à Joan Allen, la femme sénateur, elle brille par son courage et sa force d'esprit face aux intrigues politiciennes. Un film à réserver aux amateurs du genre : joute verbale politicienne, magaouille et coup bas... les autres peuvent passer leur chemin sans regret.
David
 

Sale Môme

Le 2 mai 2001 sur les écrans

Sale Môme
De Jon Turteltaub.
Avec Bruce Willis, Spencer Breslin, Emily Mortimet, Lily Tomlin,…
1h44

star

Russ Duritz, conseiller en communication, à deux jours de ses 40 ans, est un célibataire endurci. Carriériste désillusionné, il évite sa famille comme la peste et semble avoir oublié son passé. Un petit garçon de 8 ans, Rusty, débarque chez lui sans crier gare, en prétendant être né en 1960. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, Rusty est l'enfant que Russ a été un jour. Ensemble, ils vont tenter de réparer le passé... en changeant le futur.

Notre avis :
Un comédie familiale assez banale avec un scénario peu original, trainant en longueur et apportant tout de même quelques moments comiques vite oubliés. Bruce Willis semble à l'aise dans ce rôle de sale type, carriériste plus préoccupé par son bien être que se souciant d'apporter du bien aux autres. On sourira à quelques unes de ses répliques ironiques sans plus. Le gamin rondouillard est brillant et agaçant suivant les scènes. A éviter...
David
 

Le soleil au-dessus des nuages

Le 2 mai 2001 sur les écrans

Le Soleil au-dessus des nuages
De Eric Le Roch.
Avec Daniel Prévost, Serge Hazanavicius, Hélène Vincent, Lisa Martino, Claudine Baschet…
1h36
star star star

A cinquante ans, Jean est un célibataire endurci. Il n'a aucun ami à force d'être tyrannique et mène une vie très banale entre son pavillon de banlieue et son bureau. Son esprit revanchard et sa méchanceté vont lui coûter cher: il se fait licencier. Du jour au lendemain, il se retrouve face à lui-même, sans avenir. Par hasard, il fait la connaissance d'Antoine, un jeune homme doux et optimiste, magicien de profession et adepte de la méditation. Cet homme, qui pourrait être son fils, va l'aider à voir la vie autrement. Ensemble ils prennent la route pour La Baule.

Notre avis : Daniel Prévost offre ici une brillante prestation d'homme aigri et solitaire se liant d'amitié avec un jeune philosophe de la vie, interprété par le trop méconnu Serge Hazanavicius. Les échanges salvateurs d'opinions et d'expériences entre les deux hommes, à l'image des séances de méditation, trouvent le parfait équilibre entre humour et émotion. Débordant de sensibilité sans jamais tomber dans le cliché larmoyant, le premier film d'Eric Le Roch est tour à tour subtil et bouleversant. On en ressort des larmes plein les yeux et le cœur léger.
Quitte à se répéter, le cinéma français ne s'est jamais porté aussi bien et ça fait plaisir !

Elisa

   

Le masque de l'araignée

Le 9 mai 2001 sur les écrans

Le Masque de l'araignée
De Lee Tamahori
Avec Morgan Freeman, Monica Potter, Michael Wincott,...
star star

Le Docteur Alex Cross est le "profiler" vedette de la police de Washington. Après avoir perdu sa coequipière à l'issue d'une traque mouvementée, Alex sort de sa retraite à cause de l'enlèvement de Megan Rose, fille d'un sénateur.
Celle-ci étudiait dans un pensionnat huppé de Washington, surveillé par les services secrets. A force de persuasion, l'agent Jezzie Flannigan, affecte à la surveillance de Megan, devient la partenaire de Cross. Très vite, le tandem pense que cette affaire d'enlèvement cache un projet de plus grande envergure...

Notre avis :
Ce nouveau thriller dans la lignée de Seven est un nouvel opus du Collectionneur. Morgan Freeman reprend le personnage du profiler Alex Cross et poursuit ainsi une fois de plus dans la lignée de ses rôles type préférés d'inspecteur rusé. Morgan Freeman impose à l'écran son jeu remarquable par son flegme et son charisme habituel. Monica Potter, jeune actrice prometteuse, est assez convaincante et très habile dans le rôle d'agent du FBI, coequipière de l'inspecteur Alex Cross. Un assez bon thriller qui ne surprendra cependant le spectateur que dans l'ultime rebondissement de son intrigue.

David

   

Chevauchée avec le diable

Le 9 mai 2001 sur les écrans

Chevauchée avec le diable
De Ang Lee
Avec Tobey Maguire, Skeet Ulrich, Jewel,...
star
star

Amerique 1861, la guerre de Secession éclate. En marge des campagnes militaires officielles, des combattants pro-sudistes opérant en commandos isolés, les Bushwhackers, s'engagent dans une guérilla sur les chemins de traverse. Jake Roedel, fils d'un pauvre immigrant germanique du Missouri et son ami Jack Bull Chiles, fils d'un planteur du Missouri, rejoignent leurs rangs et deviennent rapidement des combattants émerites. Pour affronter l'hiver, les troupes doivent se disperser et trouver un abri. Jake et Holt, ancien
esclave, restent solidaires...

Notre avis : Ang Lee signe ici un film épique sanglant choisissant le camp sudiste des perdants pour nous dépeindre un moment charnière de l'histoire américaine selon sa vision originale. On notera la présence dans ce film de Jewel, jeune chanteuse américaine ravissante et assez brillante pour son premier rôle à l'écran. Le jeune Tobey Maguire quant à lui séduira le public féminin par son innocence et la sincérité des convictions de son personnage. Une fresque originale démontrant le talent du maintenant célébre réalisateur de Tigre et Dragon...

David

   

Roberto Succo

Le 16 mai 2001 sur les écrans

Roberto Succo
De Cédric Kahn
Avec Stephano Cassetti, Isild Le Besco, Patrick Dell'Isola...
SELECTION OFFICIELLE CANNES 2001
INTERDIT AU MOINS DE 12 ANS

2h04
star


Ils dansent. Elle, c'est Léa, une lycéenne. Lui, il s'appelle Kurt. Il a un drôle d'accent et plusieurs voitures. Ils viennent de se rencontrer sur la Côte, à la fin des vacances. Et quand Léa rentre chez elle en Savoie, Kurt vient la voir régulièrement... Sur l'itinéraire Côte d'azur / Savoie ont lieu des cambriolages en série, des agressions, des rapts de femmes, des meurtres incompréhensibles. Les gendarmes enquêtent, recoupent méthodiquement les faits qui les mènent sur la piste d'un dangereux criminel italien en cavale...

Notre avis : Voilà un film qui ne laisse pas indifférent car source à polémique. Inspiré d'une histoire vraie, celle du criminel Roberto Succo, il a même été interdit de diffusion en Savoie pendant un temps sur demande des familles des victimes. Le réalisateur et scénariste, Cédric Kahn, nous plonge dans l'univers délirant de ce fou mythomane faux terroriste et véritable monstre impulsif qu'est Roberto Succo. On applaudira la performance de l'acteur Stefano Cassetti pour la difficulté du rôle et la puissance qu'il dégage à l'écran. Un film assez dérangeant à la mise en scène assez sèche et très documentaire à ne pas conseiller aux âmes sensibles...

David

site officiel : www.diaphana.fr/succo

   

Eloge de l'amour

Le 16 mai 2001 sur les écrans

Eloge de l'amour
De Jean-Luc Godard.
Avec Bruno Putzulu, Cécile Camp, Jean Davy, Françoise Verny…
SELECTION OFFICIELLE CANNES 2001
1h38
star

Quelqu'un que l'on entend parler -mais que l'on ne voit pas - parle d'un projet qui décrit les quatre moments clés de l'amour: la rencontre, la passion physique, les disputes et la séparation, les retrouvailles. Et cela à travers trois couples. Des jeunes, des adultes, des vieux. On ne sait pas s'il s'agit de théâtre ou de cinéma, de roman ou d'opéra….

Notre avis : Réflexion singulière sur l'amour et l'Art, l'Histoire et la mémoire. Le nouveau Godard relève plus du carnet de notes que du récit pur. Le film n'est qu'une juxtaposition de voix, de sons, de musique mélancolique, de silences et de visages, perdus dans un flux d'images et d'idées souvent incompréhensibles. Ajouté à cela un mélange curieux entre présent (filmé en vidéo et en couleur) et passé (en noir & blanc) et quelques fulgurances poétiques et vous obtenez un puzzle godarien dont lui seul à la clé. Et toujours ces incontournables références à l'art: le cinéma, la peinture et la littérature, qui imprègnent chacun des films du réalisateur. Quant à Bruno Putzulu, habituellement si jovial et volubile, il se retrouve muselé dans un rôle qui ne lui correspond pas. "Eloge de l'amour" est à l'image de ce livre ne renfermant que des pages blanches que le héros s'évertue à déchiffrer, un livre auquel il manque l'essentiel, l'histoire.

Elisa

   

La chambre du fils

Le 16 mai 2001 sur les écrans

La chambre du fils
(La Stanza del Figlio)
De Nanni Moretti.
Avec Nanni Moretti, Laura Morante, Jasmine Trinca, Giuseppe Sanfelice…
PALME D'OR CANNES 2001
1h39
star
star

Une famille unie dans une petite ville du Nord de l'Italie. Le père, Giovanni, la mère, Paola, et leurs deux enfants, déjà adolescents: Irène, l'aînée, et Andrea, le cadet. Giovanni est psychanalyste. Dans son cabinet qui jouxte son appartement, ses patients lui confient leurs névroses, qui tranchent avec le calme de sa propre existence. Un dimanche matin, Giovanni est appelé en urgence par un patient. Il ne peut pas aller courir avec son fils, comme il le lui avait proposé. Andrea part faire de la plongée avec ses amis. Il ne reviendra pas…

Notre avis :
Après quatre films en compétition officielle à Cannes, Nanni Moretti reçoit enfin la Palme d'Or pour "La Chambre du fils" qui traite du thème délicat du deuil. François Ozon l'avait déjà abordé dans "Sous le sable" mais Moretti s'attache plus aux effets directs de la mort d'un enfant au sein d'une famille, à la douleur, aux remords, bref, à la vie quotidienne à reconstruire. On regrette par moment des passages qui viennent ternir un peu le discours comme les séances de psychanalyse. Mais c'est sans compter sur la manière qu'à le réalisateur italien de filmer les regards, les silences et les personnages ordinaires dans des situations qui leur échappe. Le récit est fluide, le regard lucide et la mise en scène épurée. Nanni Moretti signe son film le plus serein et la plus abouti depuis "Journal intime". Une Palme d'Or méritée.

Elisa

site officiel : www.lachambredufils.com

   

Les âmes fortes

Le 20 mai 2001 sur les écrans

Les âmes fortes
De Raoul Ruiz
Avec Laetitia Casta, Frédéric Diefenthal, Arielle Dombasle, John Malkovich, Johan Leysen, Charles Berling
SELECTION OFFICIELLE CANNES 2001
1h59
star
star

Thérèse, une jeune fille de la campagne, s'enfuit avec son fiancé Firmin et découvre en ville que personne ne peut être son maître : elle est une âme forte. Thérèse rencontre alors une autre âme forte, l'élégante et mystérieuse madame Numance, bienfaitrice de la ville, avec laquelle elle va se livrer à un combat d'amour et de générosité. Mais Firmin va s'interposer et troubler le jeu...

Notre avis : Adapté au grand écran un roman de Jean Giono, grand classique de la littérature française, est un exercice ardu que Raoul Ruiz a su mené avec une grande simplicité et sobriété. Laetitia Casta est impressionnante. Elle a su insuffler au personnage de Thérèse une ambiguité fascinante oscillant entre la timidité et la fourberie. Une grande comédienne est née. Frédéric Diefenthal change de registre en interprétant Firmin, cet ouvrier bourru, pas très intelligent mais ayant un bon fond au final. Ariel Dombasle quant à elle interprète avec justesse et légerté son personnage, Madame Numans, bourgeoise généreuse, tout en préservant une part de mystère. John Malkovich une fois encore est remarquable dans son jeu apportant à son personnage sobriété et noblesse. Tous ces personnages magnifiquement interprété gardent ainsi un côté assez énigmatique qui enveloppe l'histoire d'un charme très particulier. Une adaptation réussie où le temps s'écoule paisiblement presque imperceptiblement dans des décors gorgés de soleil et parfois d'un parfum de lavande....

David

   

Le retour de la Momie

Le 23 mai 2001 sur les écrans

Le retour de la Momie
De Stephen Sommers
Avec Brendan Fraser, Rachel Weisz, John Hannah, Arnold Vosloo, Patricia Velasquez...
star
star star

Dix ans après leur rencontre avec la momie du grand prêtre Imhotep, Rick O'Connell et Evelyn sont mariés et élèvent à Londres leur petit garçon. Un enchainement d'évènements permet à Imhotep de ressusciter au British Museum et de reprendre sa quète d'immortalité. Mais une deuxième créature née des plus sombres rituels de l'ancienne Egypte (le roi Scorpion) est bien decidée à prendre le dessus. Une nouvelle aventure commence pour nos héros contre ces deux forces maléfiques de l'égypte ancéstrale...

Notre avis : Stephen Sommers signe ici une suite assez réussie de La Momie. Brendan Fraser (O'Connell) reprend avec toujours autant d'entrain son rôle d'aventurier bagarreur maintenant père de famille! Rachel Weisz (Evelyn) nous revient avec un nouveau côté femme combattante moins nunuche donnant ainsi plus de poigne à son jeu. On appréciera la prestation de Patricia Velasquez en princesse égyptienne venimeuse. Visuellement, les effets spéciaux sont plus nombreux que le précédent épisode et plus spectaculaires : une note spéciale au rendu numérique des momies ainsi que du roi scorpion au niveau de la fluidité et du détail ainsi que du mur d'eau en lieu et place d'une tornade de sable dans le premier épisode. L'histoire est riche en action avec pas mal d'humour. On pourra cependant reprocher son côté répétitif par rapport au premier épisode ainsi que le nombre de coïncidences invraissemblables dans le scénario. Côté décors et paysages, le spectateur sera comblé passant de Londres au Caire et traversant toute l'Egypte jusqu'au temple de karnak. On est vite envouté par la splendeur des reconstitutions égyptiennes antiques.

Au final,
c'est un pur divertissement : on en prend plein les yeux et les oreilles. Laissez-vous emporter par cette aventure trépidante et ne chercher surtout pas la logique de l'enchainement des événements de l'histoire !

David

 

Carrement à l'ouest

Le 23 mai 2001 sur les écrans

Carrément à l'ouest
De Jacques Doillon.
Avec Guillaume Saurrel, Lou Doillon, Caroline Ducey…
UN CERTAIN REGARD CANNES 2001
1h37
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A Paris où l'entraînent ses petites magouilles de fric, Alex va faire une drôle de rencontre avec deux filles: Fred qui n'appartient pas à son milieu et dont il subit tout de suite le charme, et Sylvia, tendre et solitaire. Fred, pour éprouver Alex, organise un bizarre jeu de séduction. Comme un personnage de Marivaux, elle s'amuse à mettre en place les délicieux obstacles nécessaires à la naissance de l'amour: à Sylvia de séduire Alex, à Alex de désirer vraiment Sylvia. Mais le piège se referme sur Fred. Elle se prend d'un amour absolu pour Alex qui lui, ne sait plus à quel amour se vouer, tandis que Sylvia s'éprend de lui. Au cours d'une nuit agitée au sein d'une suite d'un hôtel, le trio découvre le véritable lien qui les unit: celui des sentiments.

Notre avis : Une succession survoltée de chassés-croisés, de coups de griffes, de fous rires et de larmes. Les répliques fusent à 100 à l'heure et il faut même parfois s'accrocher pour ne pas perdre le fil du parler d'jeunes des trois acolytes. Jacques Doillon profite de ce film pour propulser sa fille en tête d'affiche en lui offrant le rôle d'une séductrice-manipulatrice qui lui va comme un gant. Caroline Ducey réussit quant à elle à nous faire oublier son personnage dans "Romance" en jouant une fille discrète et solitaire. Mais la vraie révélation du film est bien Guillaume Saurrel qui, avec son charisme et sa tchatche, porte tout le film sur ses épaules. Après "Ponette" et "Petits frères", Jacques Doillon, le virtuose des sentiments, marque une nouvelle fois le cinéma français de son sens manifeste du vécu et son regard vrai et incisif sur la jeunesse.

Elisa

   

The anniversary party

Le 23 mai 2001 sur les écrans

The anniversary party

De Jennifer Jason Leigh et Alan Cumming.
Avec Jennifer Jason Leigh, Alan Cumming, Parker Posey, Jennifer Beals, Kevin Kline, Clara Demedrano, John C. Reilly, Gwyneth Paltrow, Michael Panes…
UN CERTAIN REGARD CANNES 2001
1h55
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Sally l'actrice et Joe l'écrivain ! Déjà six ans de mariage. Pour fêter l'événement, ils reçoivent leurs proches dans leur superbe demeure hollywoodienne. Tous leurs amis répondent à l'invitation. Toute la petite bande est là, avec quelques autres. Afin d'éviter de voir débarquer la police, Joe et Sally ont même convié Ryan et Monica Rose, leurs voisins les moins arrangeants. Cette soirée est déterminante. Après une année difficile, Joe et Sally veulent en faire le point de départ d'une nouvelle relation. Il est question d'un enfant. Ils ne sont pas les seuls à traverser une période charnière de leur existence.

Notre avis : "The Anniversary Party" marque les premiers pas derrière la caméra de deux comédiens confirmés, Jennifer Jason Leigh et Alan Cumming. Habitués aux films indépendants, ils signent ici un excellent scénario sur le douloureux cap des six ans de mariage. Pour interpréter la joyeuse troupe de convives invitée à leur surprenante soirée d'anniversaire, les deux co-réalisateurs ont fait appel à leurs amis, tous acteurs en vogue à Hollywood: Jennifer Beals, Kevin Kline, Michael Panes, Parker Posey (toujours aussi délirante), Gwyneth Paltrow et j'en passe… Un casting de rêve. Leur connivence dans la vie comme à l'écran est immédiatement perceptible et participe à rendre les personnages attachants. Jennifer Jason Leigh pose un regard critique très lucide sur ce monde superficiel et narcissique qu'est le milieu du cinéma et prend un plaisir certain à croquer tous ses amis. Tourné entièrement en numérique, le film renferme les incontournables erreurs des débuts mais possède un cachet européen qui lui donne un charme fou. Ce premier film est un cocktail réjouissant de rires, de larmes, d'engueulades, de réconciliations, de déviances, de remises en question, de jalousies, et d'amour, mêlé d'une bonne dose d'ecstasy finale ! Ajouté à cela une maison de luxe sur les hauteurs d'Hollywood, une bande d'amis tous plus exubérants les uns que les autres et une piscine où vont se révéler les personnalités et vous aurez un aperçu de cette savoureuse comédie de mœurs. Un bel exercice de style des plus prometteurs.

Elisa

Site officiel : www.metrofilms.com/anniversaryparty

   

Kairo

Le 23 mai 2001 sur les écrans

Kaïro
De Kiyoshi Kurosawa.
Avec Haruhiko Kato, Kumiko Aso, Koyuki, Kurume Arisaka…
UN CERTAIN REGARD CANNES 2001
1h 57
star star

Taguchi, jeune informaticien, est retrouvé pendu dans son appartement. Sous le choc, ses collègues mènent leur enquête sur ce suicide inexplicable. Une piste se dessine sous forme d'énigme, un mystérieux témoignage laissé par la victime et contenu dans une simple disquette. De toute évidence, cette disquette recèle un virus qui contamine ses utilisateurs, dont le comportement change radicalement. A Tokyo, l'inquiétude grandit à mesure que le virus se propage à travers les réseaux informatiques. Des groupes de jeunes gens se créent et tentent d'enrayer l'épidémie.

Notre avis : Dans la pure lignée du terrifiant et oppressant "Ring", "Kaïro" joue subtilement avec nos émotions avec des histoires de fantômes, victimes non pas d'une vidéo cette fois, mais d'une disquette maléfique…. Mais là où le premier réussissait à nous maintenir dans un état d'angoisse permanent, le second se perd dans un discours pesant sur la société de consommation, Internet et la solitude des jeunes nippons face à leurs écrans d'ordinateurs, le tout sur fond d'un Tokyo apocalyptique en proie à un mal mystérieux. Le réalisme des scènes filmées fonctionne à merveille (les petits montages vidéo font vraiment froid dans le dos) et l'étrange musique de ce thriller nous cloue au fauteuil, mais il manque à "Kaïro" ce qui faisait la force de "Ring", la constance dans la peur.

Elis@

   

Le tailleur de Panama

Le 30 mai 2001 sur les écrans

Le tailleur de Panama
De John Boorman.
Avec Pierce Brosnan, Geoffrey Rush, Jamie Lee Curtis…
1h 49
croix

Harry Pendel est le meilleur tailleur du Panama. Il habille tout ce que ce petit pays compte de gens influents. Ses conversations sont aussi réputées que ses costumes. Il est l'ami de tous, le confident de beaucoup. Pour Andy Osnard, un espion peu scrupuleux muté à l'ambassade de Grande-Bretagne, Harry ferait un informateur idéal. Le convaincre de collaborer ne sera pas trop difficile puisque Osnard a découvert le secret de son mystérieux passé. Pendel n'a pas le choix. Il doit fournir des informations de première qualité. A défaut de les découvrir, il les invente.

Notre avis : Tous les ingrédients du bon film d'espionnage sont présents: un casting détonnant, de l'action, de l'humour, de l'amour, et pourtant… le film ne parvient pas une seule fois à nous enthousiasmer. Tout est beaucoup trop terne et confus et le cynisme des livres de John Le Carré est loin de jouer en faveur du film. Pierce Brosnan, séducteur sûr de son charme et sans scrupule, se rend vite méprisable et Jamie Lee Curtis, totalement sous-exploitée par John Boorman, passe quasiment inaperçue. Seul Geoffrey Rush parvient à nous faire croire à son personnage de tailleur reconverti en informateur maladroit. Mais c'est vraiment bien peu de chose.

Elisa

   

Un aller simple

Le 30 mai 2001 sur les écrans

Un aller simple
De Laurent Heynemann.
Avec Jacques Villeret, Lorant Deutsch, Barbara Schulz, Eva Ionesco, Nathalie Krebs…
1h30
croix

Trompé par sa femme qui a une liaison avec son patron, un fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères accepte de jouer les attachés humanitaires auprès d'un jeune clandestin. Sa mission: reconduire le jeune homme dans le pays d'où il vient. Ce dernier ferait partie d'une tribu des hommes gris d'Irghiz, réfugiés depuis la préhistoire dans une cité interdite du Haut Atlas. Le fonctionnaire n'y croit guère mais choisit de le suivre dans son aventure.

Notre avis : Malgré un trio d'acteurs plutôt plaisants, Jacques Villeret, une nouvelle fois cocu, Lorant Deutsch en clandestin attachant et Barbara Schulz en guide touristique séduisante et dynamique, l'ennui et la lassitude s'installent dès les dix premières minutes du film. Le rire comme les émotions ne passent pas et les relations entre les personnages restent totalement artificielles. On a par ailleurs beaucoup de mal à avaler cette histoire de sans-papier reconduit avec autant de docilité dans son pays. Au cours de cette invraisemblable quête de la terre promise, le spectateur s'enlise en même temps que les personnages dans le sable et la chaleur du Maroc. Le seul intérêt du film tient dans son dépaysement assuré et ses paysages pittoresques somptueux, admirablement filmés du reste. L'évasion est bien au programme mais l'envie de faire le voyage n'y est pas. Un "aller simple" qui nécessite un billet retour…

Elisa

Site officiel : www.bacfilms.com/simple

 

a oublier

A OUBLIER

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SE LOUPE SANS REGRET

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SE REGARDE AVEC PLAISIR

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A NE PAS RATER

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UN CHEF D'OEUVRE

 

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