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AVANT-PREMIERE DU 3 FEVRIER 2001

CAMEO ARIEL DE METZ
en présence de Jean-Marc Barr et Pascal Arnold.

NOTRE AVIS

TOO MUCH FLESH
France 2000
De Jean-Marc Barr et Pascal Arnold.
Avec Jean-Marc Barr, Rosanna Arquette, Elodie Bouchez…




Jean-Marc Barr au Caméo Ariel de Metz

Dans l'Illinois, Lyle, un fermier de 35 ans dont le mariage, arrangé pour une question de patrimoine, n'a jamais été consommé, découvre la sexualité avec Juliette, une jeune française de passage dans la région. Elle lui révèle vite le goût de la chair et de l'amour. Mais leur liberté contamine le village de Rankin (village natal du père de Jean-Marc Barr) et sème le désordre dans une communauté rurale encline à l'hypocrisie et au puritanisme abusif.
Too Much Flesh est le second volet issu de la trilogie sur la liberté conçue par Jean-Marc Barr, filmé en numérique dans la droite lignée du Dogme. Après Lovers qui traitait de la liberté d'aimer qui on veut, ce film aborde le délicat sujet de la liberté de la sexualité et du plaisir au sein d'un milieu puritain. L'initiation de Lyle par Juliette au plaisir charnel est filmée à fleur de peau, à la hauteur de son brûlant désir de re-découvrir le corps de la femme. A noter la vibrante et touchante prestation de Rosanna Arquette dans le rôle de l'épouse.
On ne peut pas rester indifférent devant un tel film qui fait à la fois l'effet d'une caresse et celui d'une claque. On aime ou on n'aime pas mais il n'y a pas de juste milieu. Osé, provoquant et par-dessus tout sensuel, Too Much Flesh aurait pu verser dans le politiquement incorrect. Mais la manière de filmer, la sensation tactile de l'image due à la DV ainsi que l'intime complicité qui lie Elodie Bouchez et Jean-Marc Barr, donnent une profondeur et une intensité particulière au film. On retiendra l'errance de ces deux êtres au milieu d'un "sulfureux" champ de blé !
Parfois maladroit et naïf dans son propos (des scènes qui traînent en longueur et des silences parfois étouffants), Barr parvient à insuffler cette générosité et cette curiosité que n'ont pas les productions hollywoodiennes contre lesquelles le réalisateur-acteur s'insurge depuis son rôle phare dans Le Grand Bleu. Too Much Flesh dit "fuck" aux démons de l'Amérique puritaine et c'est tant mieux. Le dernier volet de la trilogie, actuellement en post-production, s'appelle Being Light et traite de la liberté d'esprit dans un monde de plus en plus standardisé et homogénéisé.
Liberté quand tu nous tiens…

E.G.

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