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CQ
(Nouveau montage)
Film américain,
luxembourgeois, français, italien de Roman Coppola.
Avec Jeremy Davies, Elodie
Bouchez, Angela Lindvall, Gérard
Depardieu, Massimo Ghini, Romain
Duris, Giancarlo Giannini, Sofia Coppola...
Distribué par PRETTY PICTURES
HORS COMPETITION FESTIVAL DE CANNES 2001
PANORAMA FESTIVAL DE DEAUVILLE 2002
1h31

SITE
OFFICIEL : www.mgm.com/experiencecq/
SYNOPSIS
: A Paris, en
1969, le tournage d'un film de science-fiction dégénère,
le réalisateur étant littéralement obsédé
par l'actrice principale qui interprète Dragonfly, un agent secret.
Un jeune américain, Paul, est engagé pour terminer ce film,
mais très vite, ce dernier se retrouve également sous l'emprise
de Dragonfly.
NOTRE
AVIS :
CQ se veut un hommage
attendrissant au cinéma de science-fiction des années 60
(avec Barbarella en point de mire) et une satire gentillette du cinéma
européen en devenir. En effet, le jeune et intriguant Jeremy Davies
(déjà vu dans 'Million Dollar Hotel' de Wenders) incarne
parfaitement une sorte de Jean-Luc Godard faisant ses armes avec des films
expérimentaux tournés en noir et blanc. Une tasse à
café filmée en gros plan et des effets spéciaux qui
ne font fantasmer que lui font partie de ces essais plutôt risibles.
Sa petite amie incarnée par Elodie Bouchez va même jusqu'à
lui dire que son film est "chiant" (on la comprend !). Coppola
se moque ici avec déléctation et sans doute avec un amour
dissimulé de ces jeunes cinéastes de l'époque qui
faisait du cinéma prétentieux et prise de tête. Mais
aussi de tous ces films kitsch et désuets de science-fiction. La
belle Angela Lindvall entre d'ailleurs avec beaucoup d'aisance dans la
peau de cette 'Barbarella' tout de cuir vêtu.
Il est indéniable que Roman Coppola inscrit une grande part d'autobiographie
dans ce film, ce qui cause souvent du tort aux premières réalisations.
Les souvenirs de jeunesse, mai 68, la génération pop et
autres références aux films de cette période font
de ce premier film une ode aux années 60-70.
Malgré tout cela, CQ manque cruellement de rythme et sa narration
reste incongrue et maladroite. Outre des décors assez esthétisants
inspirés de la bande dessinée, le film s'étire trop
en longueur et l'ennui prend très vite le dessus sur la curiosité
du projet.
Peut mieux faire...
Elis@
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