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L'Auberge espagnole NOTRE AVIS : Mosaïque
de peuples, unité de jeunesse Klapisch démontre
ici que de Rome à Stockholm en passant par Berlin, la jeunesse
est partout la même au delà des frontières et des
langues. Jeunesse et Union (européenne), sujet en vogue ? Toujours
est-il que la simplicité l'emporte dans ce flot de sentiments.
L'humour est glissé çà et là par quelques
innovations comme l'écran recouvert de papier administratifs au
ministère des finances. Romain Duris en haut de l'affiche... on
ne pouvait espérer mieux. Et puis au fond, ce film, ce n'est que
l'histoire de Xavier, lui qui avait toujours rêvé de devenir
écrivain... Un
joyeux bordel Drôle,
léger, rafraîchissant, réaliste, touchant, une mosaïque
de sentiments, du pur Klapisch. Les acteurs sont criants de vérité
et bourrés d'énergie positive, Romain Duris et Cécile
de France en tête, et nous offrent un magnifique portrait de la
jeunesse €uropéenne actuelle. Amis
étudiants, ce film est pour vous ! Si les célèbres
" bronzés " sont devenus le cultissime symbole des vacances
au Club Med, on peut parier que l'auberge espagnole deviendra la bible
des étudiants du programme ERASMUS. Mais cette entrée en
matière reste très réductrice comparée à
la qualité de ce film de Cédric Klapisch. Une nouvelle fois,
son film brille sur tous les tableaux : scénario, performances
d'acteurs (Romain Duris, le vieux complice de 'Peut-être' ou 'Chacun
cherche son chat' est ici encore excellent) et mise en scène. Celle-ci,
moins tape à l'il que dans Peut-être est pourtant de
très grande qualité et sert, discrètement mais parfaitement
le propos du film. On reprochera peut-être au film une entrée
en matière un peu longue, mais c'est pour mieux nous faire profiter
de la qualité des scènes qui vont suivre. On y découvre
les joies des voyages linguistiques et de la collocation où les
grands préjugés sont battus en brèche et loin d'âtre
relégués à de simples clichés sont souvent
parfaitement exploités (l'homosexualité féminine
avec l'interprétation pleine d'énergie de Cécile
De France ou encore la part de racisme présente en chacun de nous
).
Mais faisons maintenant fi de tant de sérieux pour nous arrêter
un moment sur une autre qualité de L'auberge espagnole : comme
toujours avec Klapisch, ce film est particulièrement drôle,
agréable et tendre
On ressort de la projection fou de joie
et de bonheur, tous nos petits soucis sont oubliés pour un temps
et plus rien ne peut gâcher une soirée qui vient de commencer
par deux heures de pur bonheur sur pellicule. On soulignera de plus que
cette uvre exemplaire de Klapisch connaît enfin un succès
mérité auprès du grand public, ce qui, à mon
sens, n'est que justice. LIEN ERASMUS : www.socrates-france.org/Erasmus.html
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